Déconfinement : le permis moto privilégié par rapport à l’auto ?

Déconfinement : le permis moto privilégié par rapport à l’auto ?

Réponses aux questions fréquentes

La fatigue ou la somnolence au volant sont-elles sanctionnables ?

Il n'existe pas d'infraction autonome de « conduite en état de fatigue », mais le conducteur doit rester maître de son véhicule à tout moment. Une somnolence à l'origine d'un écart de conduite peut être retenue comme faute, et la fatigue est une circonstance aggravante reconnue en cas d'accident. La règle de prudence est de s'arrêter régulièrement, en moyenne toutes les deux heures sur long trajet.

Peut-on dormir dans sa voiture en toute légalité ?

Dormir dans un véhicule n'est pas interdit en soi, à condition de stationner de manière régulière (emplacement autorisé, sans gêner la circulation). Le point sensible est l'alcool : une personne en état d'ivresse retrouvée au volant, moteur tournant ou avec les clés à portée, peut être considérée comme en situation de conduite. Pour éviter tout risque, mieux vaut s'installer côté passager, moteur coupé et clés rangées.

Fumer ou vapoter au volant est-il interdit en France ?

Fumer une cigarette classique ou vapoter au volant n'est pas interdit en tant que tel pour un conducteur seul. La loi impose toutefois de rester maître de son véhicule : tout geste qui détourne l'attention ou réduit le contrôle peut être verbalisé. Il est par ailleurs interdit de fumer dans un véhicule en présence d'un mineur. Les règles diffèrent à l'étranger, où certains pays sanctionnent plus largement.

La chaleur ou la canicule imposent-elles des règles particulières au volant ?

Aucune règle n'interdit de conduire en période de canicule, mais le conducteur doit rester en état de conduire en sécurité : s'hydrater, ventiler l'habitacle et faire des pauses, la chaleur favorisant la fatigue et la baisse de vigilance. Conduire torse nu ou peu vêtu n'est pas en soi une infraction routière, mais peut être discuté sous d'autres qualifications selon le comportement.

Une maladie ou un traitement médical peuvent-ils interdire de conduire ?

Certaines pathologies et certains traitements sont incompatibles, temporairement ou durablement, avec la conduite (troubles de la vigilance, certaines affections neurologiques, médicaments avec pictogramme de niveau 3, etc.). Un arrêté fixe la liste des affections donnant lieu à un avis médical. En cas de doute, un avis médical est recommandé ; conduire malgré une contre-indication connue peut engager la responsabilité du conducteur en cas d'accident.