Nouveaux radars de covoiturage en France : technologie, fonctionnement et impact sur la mobilité urbaine

L’ère des radars de covoiturage en France : une révolution technologique pour une mobilité plus durable
La sécurité routière en France a toujours reposé sur un arsenal de radars diversifié, allant des radars fixes aux radars tronçon en passant par les radars mobiles.
Cependant, l’évolution des pratiques de mobilité, notamment avec l’apparition des voies de covoiturage, a engendré de nouveaux défis.
Ces voies, inspirées des “carpool lanes” américaines, visent à fluidifier le trafic tout en encourageant des pratiques plus écologiques.
Les voies de covoiturage en France : Un concept en évolution

Les voies de covoiturage ne sont pas une idée nouvelle.
Aux États-Unis, particulièrement à Los Angeles, ces “High-Occupancy Vehicle” (HOV) lanes existent depuis des décennies.
Elles permettent aux véhicules transportant plusieurs passagers d’éviter les embouteillages en empruntant des voies dédiées.
En France, ce concept a été adapté pour répondre aux enjeux de mobilité urbaine.
Les voies de covoiturage françaises, reconnaissables à leur losange blanc lumineux, ont fait leur apparition il y a quelques années.
À Lyon, par exemple, elles sont en place depuis fin 2020 sur l’axe M6-M7.
Ces voies sont réservées aux véhicules transportant au moins deux personnes, aux véhicules électriques (Crit’Air 0), aux taxis et aux bus.
Leur objectif est double : réduire la congestion et améliorer la qualité de l’air en incitant au partage des trajets.
Les nouveaux radars de covoiturage : Une avancée technologique majeure

Pour s’assurer que les règles des voies de covoiturage soient respectées, de nouveaux radars de covoiturage ont été introduits.
Ces dispositifs, opérationnels à Lyon depuis le 29 juillet 2024, reposent sur une technologie de pointe : des caméras infrarouges couplées à l’intelligence artificielle.
Ces radars utilisent des capteurs thermiques pour détecter la chaleur corporelle dans l’habitacle des véhicules.
Grâce à l’IA, ils sont capables de différencier les adultes, les enfants, et même les animaux.
Cette précision permet d’éviter les tentatives de fraude, comme l’utilisation de mannequins.
Les radars peuvent ainsi déterminer avec une fiabilité de 94% si un véhicule respecte les conditions d’utilisation de la voie de covoiturage.
À Lyon, ces radars sont installés sur 16 kilomètres de voies rapides, notamment sur la M6 entre Dardilly et Tassin-la-Demi-Lune, et sur la M7 entre le Musée des Confluences et l’A450 à Pierre-Bénite.
Ils sont actifs 24h/24 et 7j/7, sauf en cas d’accident sur les voies adjacentes où la voie de covoiturage peut être temporairement ouverte à tous pour fluidifier le trafic.
L’extension du dispositif à Strasbourg et d’autres villes
Strasbourg a suivi l’exemple de Lyon avec la mise en service de radars de contrôle sur la M35 (anciennement A35) depuis le 15 juillet 2024.
L’Eurométropole de Strasbourg a décidé d’étendre l’activation des voies réservées de 6h à 19h tous les jours, y compris les week-ends et jours fériés.
D’autres villes françaises, comme Lille et Paris, ont également adopté ces dispositifs.
À Lille, une voie de covoiturage a été ouverte sur l’autoroute A1, et des radars de contrôle sont en service depuis novembre 2023.
À Paris, une voie de covoiturage sur le périphérique est envisagée après les Jeux olympiques de 2024.
Les sanctions pour les contrevenants
Les sanctions pour les contrevenants sont dissuasives : une amende de 135 euros, sans perte de points.
Pour ceux qui paieraient immédiatement, le montant est réduit à 90 euros.
Cependant, le processus de verbalisation n’est pas entièrement automatisé.
Chaque photo prise par les radars est vérifiée par un policier municipal avant l’envoi de l’amende, pour pallier les éventuelles erreurs du système.
L’impact des radars de covoiturage sur la mobilité urbaine
L’introduction des radars de covoiturage représente une avancée significative dans la gestion de la mobilité urbaine en France.
En encourageant le covoiturage, ces dispositifs contribuent à réduire la congestion routière et à améliorer la qualité de l’air.
De plus, ils incitent les automobilistes à adopter des comportements plus responsables et respectueux de l’environnement.
Conclusion
Les radars de covoiturage en France marquent une nouvelle ère de contrôle routier, alliant technologie de pointe et respect des règles de mobilité.
Leur déploiement dans plusieurs villes françaises témoigne de l’engagement du gouvernement à promouvoir des pratiques de mobilité durable et à améliorer la sécurité routière.
Avec ces dispositifs, la France se positionne à la pointe de l’innovation en matière de gestion du trafic et de protection de l’environnement.
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