Peut-on perdre son permis de conduire si on refuse de souffler dans l'éthylotest ?

Peut-on perdre son permis de conduire si on refuse de souffler dans l'éthylotest ?

Réponses aux questions fréquentes

Est-ce que refuser l'éthylotest évite une condamnation pour conduite en état d'ivresse ?

Non. Le refus constitue un délit autonome puni des mêmes peines que la conduite avec une alcoolémie supérieure à 0,80 g/l de sang. Si votre taux réel aurait été inférieur au seuil délictuel, le refus vous prive de la qualification contraventionnelle plus favorable et vous expose systématiquement à une audience correctionnelle.

Mon permis peut-il être retiré sur le bord de la route en cas de refus ?

Oui. L'article L. 224-1 du Code de la route autorise la rétention immédiate du permis dès le constat du refus. Un récépissé valant autorisation de conduire pour 72 heures est remis au conducteur, à l'issue desquelles le préfet peut prononcer une suspension administrative pouvant aller jusqu'à 6 mois.

Combien de points perd-on en cas de refus de l'éthylotest ?

Le refus entraîne un retrait de 6 points, soit le maximum prévu pour une infraction unique. Pour un conducteur dont le capital est inférieur à 6 points, ce retrait peut conduire à l'invalidation immédiate du permis de conduire, sans décision judiciaire.

Peut-on contester un refus d'éthylotest constaté par les forces de l'ordre ?

Oui, à condition d'analyser précisément le procès-verbal. Les arguments portent généralement sur la régularité de la procédure : homologation de l'appareil, information préalable du conducteur, conditions du constat, ou sur la réalité même du refus si celui-ci a été mal interprété par les agents. L'assistance d'un avocat est indispensable dès le stade de l'enquête.

La suspension administrative peut-elle être contestée si l'on estime ne pas avoir refusé ?

Oui. La suspension administrative préfectorale peut être contestée devant le tribunal administratif, par voie de référé-suspension si l'urgence le justifie. Le juge des référés administratifs peut suspendre l'exécution de la décision préfectorale dans les 48 heures si les moyens invoqués sont sérieux et si la condition d'urgence est remplie.