Que se passe-t-il si je refuse de souffler dans l'éthylotest lors d'un contrôle routier ?

Que se passe-t-il si je refuse de souffler dans l'éthylotest lors d'un contrôle routier ?

Réponses aux questions fréquentes

Le refus de souffler dans l'éthylotest est-il plus grave que d'être contrôlé positif à l'alcool ?

Dans la plupart des situations, le refus expose à des sanctions identiques à celles applicables en cas d'alcoolémie délictuelle : 2 ans d'emprisonnement, 4 500 € d'amende et 6 points retirés. En pratique, le refus est souvent plus défavorable car il prive le conducteur de tout argument sur le taux réel d'alcoolémie, ne permet aucune discussion sur la marge de mesure et peut être cumulé avec la constatation d'un état d'ivresse manifeste. Ce n'est donc pas une stratégie.

Peut-on refuser de souffler pour raisons médicales ?

Une pathologie médicale rendant le soufflage impossible ou très difficile — problème pulmonaire sévère, asthme, trachéotomie — peut constituer un motif valable d'impossibilité. Dans ce cas, les agents auraient dû proposer une prise de sang en alternative. Si cette alternative n'a pas été proposée alors qu'elle s'imposait, la régularité de la procédure peut être contestée. Le conducteur doit être en mesure d'apporter la preuve médicale de son impossibilité, idéalement par un certificat médical établi dans les jours suivants.

La suspension administrative du permis après un refus d'éthylotest peut-elle être contestée ?

Oui. La suspension administrative du permis prononcée par le préfet est une mesure conservatoire distincte de la sanction pénale. Elle peut être contestée devant le tribunal administratif compétent. Si les conditions légales du contrôle n'étaient pas réunies, ou si le refus n'est pas établi de façon suffisamment précise par le procès-verbal, la suspension administrative peut être annulée. Cette procédure est indépendante de la contestation pénale et requiert une attention particulière sur les délais de recours.

Que se passe-t-il si on souffle volontairement de façon insuffisante pour que le test soit inopérant ?

Ce comportement est assimilé à un refus. Les forces de l'ordre notent dans leur procès-verbal les circonstances dans lesquelles le test n'a pas pu être réalisé, y compris un soufflage manifestement volontairement insuffisant. Le conducteur encourt alors les mêmes peines que pour un refus explicite. Cette tentative de contournement est connue des agents et documentée en pratique.

Un conducteur relaxé pour refus d'éthylotest récupère-t-il automatiquement ses points et son permis ?

En cas de relaxe par le tribunal correctionnel, la condamnation pénale disparaît et le retrait de 6 points associé à l'infraction n'est pas appliqué — ou est annulé s'il avait déjà été enregistré. En revanche, la suspension administrative du permis prononcée par le préfet avant le jugement ne donne pas automatiquement lieu à une indemnisation des jours de suspension déjà subis. Le conducteur relaxé doit prendre les démarches nécessaires pour faire valoir ses droits auprès de la préfecture, et éventuellement devant le tribunal administratif si la suspension administrative subsiste.