Tests psychotechniques
Obligatoires depuis le décret de 2016 après une annulation, une invalidation ou une suspension d'au moins 6 mois, les tests psychotechniques évaluent vos capacités cognitives et motrices avant la restitution du permis.

Distinct de la visite médicale, le test psychotechnique est lui aussi obligatoire dans plusieurs hypothèses de retrait de permis. Depuis le décret n° 2016-39 du 22 janvier 2016, il est exigé après une annulation, une invalidation ou une suspension d'une durée égale ou supérieure à 6 mois (article R224-21 du Code de la route). Son coût reste à votre charge.
Contenu des tests psychotechniques
Le test psychotechnique évalue vos capacités cognitives, votre attention et vos réflexes moteurs à travers plusieurs épreuves successives, généralement suivies d'un entretien avec un psychologue. Les épreuves les plus courantes sont les suivantes :
- 1er test : assis face à un écran, une manette dans chaque main, vous démontrez votre temps de réaction au psychologue.
- 2e test : aux manettes s'ajoutent des pédales ; l'épreuve mesure toujours votre temps de réaction, mais aussi votre coordination motrice.
- 3e test : manettes et pédales sont remplacées par des boutons à faire tourner ; l'évaluation porte sur votre coordination bi-manuelle et, par extension, votre stabilité psychomotrice.
Les résultats sont transmis au médecin agréé ou à la commission médicale, qui rend ensuite son avis sur votre aptitude à reprendre le volant (article R224-22 du Code de la route).
Quand sont-ils requis ?
- Suspension administrative ou judiciaire d'une durée égale ou supérieure à 6 mois.
- Invalidation du permis (perte de tous les points).
- Annulation judiciaire du permis.
- Dans tous les cas, l'examen psychotechnique intervient après un examen médical ne révélant pas d'affection incompatible avec la conduite.
Résultat défavorable : que faire ?
Un avis défavorable retarde la restitution du permis. La décision préfectorale prise au vu de cet avis peut être contestée devant la commission médicale d'appel ; si la décision prise après avis de cette commission reste défavorable, un nouveau contrôle peut être demandé à l'issue d'un délai de six mois (article R226-4 du Code de la route). Nos avocats vous conseillent sur les voies de recours adaptées.
Préparer les tests avec sérénité
Le cabinet Dehan & Schinazi vous oriente vers les centres agréés les plus proches de votre domicile et vous informe sur le déroulement précis des épreuves. Vous faites l'objet d'un retrait de permis et souhaitez être assisté par un avocat en droit routier ? Contactez-nous pour une première étude de votre dossier 100 % gratuite et sans engagement.
Réponses aux questions fréquentes
Nous contacterQuelle différence entre suspension, annulation, invalidation et rétention ?
La rétention (72 h ou 120 h) est une mesure conservatoire sur le terrain par les forces de l'ordre. La suspension administrative est décidée par le préfet, max 6 mois (1 an notamment en cas d'alcool, de stupéfiants ou d'accident corporel). La suspension judiciaire est prononcée par le juge pénal, max 3 ans (5 ans pour les délits d'alcool et de stupéfiants). L'annulation judiciaire efface le permis et oblige à repasser le code et la conduite. L'invalidation (48SI) est la décision administrative automatique pour solde de points nul.
Combien de temps dure une rétention de permis ?
Le préfet dispose de 72 heures pour la plupart des infractions (excès de vitesse de 40 km/h ou plus, usage du téléphone tenu en main associé à certaines autres infractions…) et de 120 heures lorsque des vérifications d'alcoolémie ou de stupéfiants ont été effectuées (art. L224-2 CR). Au-delà de ce délai sans décision préfectorale, le permis est restitué de plein droit.
Qui prononce la suspension administrative et combien de temps ?
Le préfet prononce la suspension administrative dans les 72 h suivant la rétention, ou 120 h en cas de vérifications d'alcoolémie ou de stupéfiants (art. L224-2 CR). La durée maximale est de 6 mois (cas général) ou 1 an en cas d'accident ayant entraîné la mort ou des blessures, d'alcool, de stupéfiants, de refus de vérification ou de refus d'obtempérer aggravé. Depuis le 11 juillet 2025, la suspension est obligatoire (non plus facultative) en cas d'alcool ou stupéfiants, et, dans les cas où elle reste facultative (excès de vitesse de 40 km/h ou plus, téléphone tenu en main, refus d'obtempérer…), sa durée maximale est doublée pour les conducteurs professionnels du transport de personnes.
Peut-on conduire pendant une suspension administrative ?
Non. La conduite malgré suspension administrative est un délit : 2 ans de prison, 4 500 € d'amende, 6 points supplémentaires, confiscation possible du véhicule (art. L224-16 CR). Seul un référé devant le tribunal administratif peut en obtenir la suspension, avec preuve d'urgence.
Quelle différence entre permis blanc et référé-suspension ?
Le « permis blanc » (suspension limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle) est exclu par la loi pour les délits d'alcool et de stupéfiants (art. L234-2 et L235-1 CR). Le référé-suspension (tribunal administratif) permet de suspendre temporairement une décision administrative (suspension préfectorale, 48SI) en attendant le jugement au fond, sous conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité. Cette procédure n'est pas privilégiée par le cabinet et d'autres solutions sont possibles. La peine peut être aménagée devant le juge judiciaire.
Combien de temps pour repasser le permis après annulation judiciaire ?
La durée d'interdiction de solliciter un nouveau permis est fixée par le juge dans la limite prévue par le texte : 3 ans au plus pour la plupart des délits routiers, 5 ans au plus pour l'alcool ou les stupéfiants, et de 5 à 10 ans en cas d'homicide routier ou de blessures routières avec ITT de plus de 3 mois (art. 221-21 du Code pénal). Après cette période, vous devez repasser l'examen du permis, vous soumettre à un examen médical et psychotechnique et souscrire une nouvelle assurance.
Puis-je obtenir un « permis aménagé » pour raisons professionnelles ?
Pas pour les délits d'alcool et de stupéfiants : la suspension judiciaire ne peut alors pas être limitée à la conduite en dehors de l'activité professionnelle (art. L234-2 et L235-1 CR). Pour d'autres infractions, le juge peut, dans certains cas, aménager la suspension. En matière d'alcool, le juge peut aussi prononcer l'interdiction de conduire un véhicule non équipé d'un éthylotest anti-démarrage, qui permet de continuer à conduire un véhicule équipé.
L'assurance peut-elle résilier après une suspension ?
Oui, selon les clauses de votre contrat : l'assureur peut résilier le contrat ou appliquer une majoration de prime dans les limites fixées par le Code des assurances. La suspension devra être déclarée lors de la souscription d'un nouveau contrat.
Je n'ai jamais été notifié de ma suspension : est-elle valable ?
Une suspension non notifiée ne vous est pas opposable : la notification conditionne l'opposabilité de la décision. L'absence de notification régulière (remise en main propre ou LRAR) peut faire tomber la procédure. Si vous apprenez la suspension par un contrôle routier ultérieur, la défense peut invoquer le défaut de notification.
Combien de points retire une suspension administrative ?
La suspension administrative en elle-même ne retire pas de points. Ce sont les infractions qui retirent les points. La suspension est une mesure conservatoire ; la suspension judiciaire et l'annulation sont des peines prononcées lors du jugement.
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