Visite médicale pour récupérer son permis
La visite médicale est une étape obligatoire avant la restitution du permis suspendu, invalidé ou annulé. Comprendre son organisation permet d'éviter les mauvaises surprises.

La visite médicale est organisée auprès d'un médecin agréé si votre permis a été invalidé, ou s'il a été annulé ou suspendu pour une infraction sans lien avec l'alcool au volant ou les stupéfiants. Dans les autres situations — infractions liées à l'alcool ou aux stupéfiants — c'est une commission composée de 2 médecins qui procède à l'examen.
Qui est concerné ?
- Tout conducteur dont le permis a été retiré pendant plus d'1 mois.
- Tout conducteur dont le permis a été annulé, quelle que soit la durée.
- Tout conducteur dont l'invalidation a été prononcée.
Déroulement de la visite médicale
La visite médicale se déroule auprès d'un médecin agréé par la préfecture. Elle comprend un examen clinique général, un bilan visuel et, le cas échéant, des examens complémentaires. La visite est payante et intégralement à la charge du conducteur. En cas de commission à deux médecins, l'avis doit être unanimement favorable.
Lorsque le retrait est lié à l'alcool ou aux stupéfiants, l'examen se déroule devant la commission médicale départementale, sur rendez-vous pris en préfecture, et implique une prise de sang. Celle-ci mesure les gamma-GT, les transaminases et procède à une numération de la formule sanguine (NFS). Le délai d'obtention d'un rendez-vous se compte souvent en plusieurs semaines.
Les pièces à réunir le jour de la visite
Le jour de l'examen, quatre éléments doivent être fournis par vos soins :
- Une pièce d'identité (l'original et une photocopie).
- Votre permis de conduire (l'original et une photocopie) ou, s'il vous a été retiré, l'avis de rétention ou le courrier 3F justifiant ce retrait.
- Deux photos d'identité.
- L'imprimé CERFA portant la référence 14880*01.
Attention : la visite médicale est à distinguer du test psychotechnique, qui fait l'objet d'une procédure et d'une page dédiées (voir « Tests psychotechniques »).
Après la visite : restitution du permis
En cas de décision favorable, vous pourrez vous rapprocher d'une auto-école (pour une invalidation ou une annulation) ou demander la restitution de votre permis en préfecture (pour une suspension). Si la décision est défavorable, d'autres tests — psychotechniques cette fois — sont menés ; en cas d'avis toujours défavorable à leur issue, vous ne récupérez pas le droit de conduire. Un avis défavorable peut toutefois être contesté devant la commission médicale d'appel.
Le cabinet vous oriente
Maître Dehan et Maître Schinazi vous communiquent la liste des médecins agréés compétents dans votre département, vous préparent aux questions susceptibles d'être posées lors de l'entretien et, si nécessaire, vous accompagnent dans la contestation d'un avis défavorable.
Réponses aux questions fréquentes
Nous contacterQuelle différence entre suspension, annulation, invalidation et rétention ?
La rétention (72 h ou 120 h) est une mesure conservatoire sur le terrain par les forces de l'ordre. La suspension administrative est décidée par le préfet, max 6 mois (1 an si aggravation). La suspension judiciaire est prononcée par le juge pénal, max 3 ans (5 ans en récidive). L'annulation judiciaire efface le permis et oblige à repasser le code et la conduite. L'invalidation (48SI) est la décision administrative automatique pour solde de points nul.
Combien de temps dure une rétention de permis ?
72 heures pour la plupart des infractions (excès de vitesse ≥ 40 km/h, téléphone, refus de priorité) et 120 heures pour alcool et stupéfiants (temps d'analyses laboratoire). Au-delà de ce délai sans décision préfectorale, le permis est restitué de plein droit.
Qui prononce la suspension administrative et combien de temps ?
Le préfet prononce la suspension administrative dans les 72 h suivant la rétention (art. L224-7 CR). La durée maximale est de 6 mois (cas général) ou 1 an si accident corporel, état alcoolique manifeste ou récidive. Depuis le 11 juillet 2025, la suspension est obligatoire (non plus facultative) en cas d'alcool ou stupéfiants.
Peut-on conduire pendant une suspension administrative ?
Non. La conduite malgré suspension administrative est un délit : 2 ans de prison, 4 500 € d'amende, 6 points supplémentaires, confiscation possible du véhicule (art. L224-16 CR). Seul un référé devant le tribunal administratif peut en obtenir la suspension, avec preuve d'urgence.
Quelle différence entre permis blanc et référé-suspension ?
Le permis blanc n'existe plus en France depuis 2004 pour les délits routiers (alcool, stupéfiants, grand excès). Le référé-suspension (tribunal administratif) permet de suspendre temporairement une décision administrative (suspension préfectorale, 48SI) en attendant le jugement au fond, sous conditions d'urgence et de doute sérieux sur la légalité. Cette procédure n'est pas privilégiée par le cabinet et d'autres solutions sont possibles. La peine peut être aménagée devant le juge judiciaire.
Combien de temps pour repasser le permis après annulation judiciaire ?
La durée d'interdiction est fixée par le juge : de 3 ans à 10 ans selon la gravité et les antécédents. Après cette période, vous devez repasser le code et la conduite (catégorie B), passer un examen médical (commission médicale préfectorale), passer des tests psychotechniques obligatoires et souscrire une nouvelle assurance (surprime fréquente +200 %).
Puis-je obtenir un « permis aménagé » pour raisons professionnelles ?
Non, plus pour les délits routiers. Il existe deux exceptions limitées : la dérogation préfectorale exceptionnelle (rarissime, uniquement en suspension courte < 2 mois avec impératif professionnel vital) et le fractionnement de peine (le tribunal peut accepter une suspension « week-end uniquement » pour certaines professions lors du jugement).
L'assurance peut-elle résilier après une suspension ?
Votre assureur doit maintenir le contrat jusqu'à échéance annuelle. Il peut ensuite résilier ou imposer une surprime de 150 à 400 %. L'information est inscrite au fichier AGIRA pendant 5 ans.
Je n'ai jamais été notifié de ma suspension : est-elle valable ?
Non, la notification est une condition de validité. L'absence de notification régulière (remise en main propre ou LRAR) peut faire tomber la procédure. Si vous apprenez la suspension par un contrôle routier ultérieur, la défense peut invoquer le défaut de notification.
Combien de points retire une suspension administrative ?
La suspension administrative en elle-même ne retire pas de points. Ce sont les infractions qui retirent les points. La suspension est une mesure conservatoire ; la suspension judiciaire et l'annulation sont des peines prononcées lors du jugement.
Première analyse offerte
Votre permis est en jeu ? Reprenez la main dès aujourd'hui.
Décrivez votre situation à notre assistant ou demandez un devis : un avocat du cabinet examine votre dossier sans engagement.