Contester un flash radar
Radar fixe, tronçon, voiture-radar ou Fusion 2 : chaque type de radar a ses failles spécifiques. Nos avocats connaissent les moyens de défense adaptés à chaque dispositif.

En France, plus de 4 600 radars automatiques sont en service en 2026 : radars fixes, tronçon, voitures-radars externalisées et le nouveau radar Fusion 2 à détection par IA. Chaque type présente des failles techniques spécifiques exploitables dans le cadre d'une contestation.
Tableau des marges techniques par type de radar
- Radar fixe ou tronçon : 5 km/h pour une mesure inférieure à 100 km/h, 5 % au-delà
- Voiture-radar mobile externalisée : 10 km/h pour une mesure inférieure à 100 km/h, 10 % au-delà
- Radar Fusion 2 (vitesse) : 5 km/h / 5 % — mais homologation IA partielle pour certaines infractions
- Radar sonore Méduse : cadre juridique encore fragile en 2026, sans retrait de points
Points et amendes selon l'infraction flashée
Selon son ampleur, un excès de vitesse peut coûter de 1 à 6 points sur le permis de conduire. Mais le flash ne se limite pas à la vitesse :
- Excès de vitesse : retrait de 1 à 6 points selon l'importance du dépassement
- Franchissement d'un feu rouge : retrait de 4 points et amende de 4e classe
- Franchissement d'un passage à niveau à signalisation clignotante : amende de 135 € et retrait de 4 points
Spécificités du radar tronçon
Le radar tronçon calcule la vitesse moyenne entre deux bornes LAPI distantes de 300 mètres à 10 kilomètres. Les failles exploitables sont la désynchronisation des horloges des deux bornes, les erreurs de lecture LAPI (taux d'erreur de 2 à 5 %), le défaut d'homologation annuelle et l'absence de panneaux d'avertissement conformes au décret du 10 janvier 2012.
Faire appel à un avocat en droit routier
La complexité technique des nouveaux radars rend l'analyse juridique indispensable pour les dossiers à enjeu (solde de points précaire, grand excès de vitesse délictuel). Le cabinet Dehan & Schinazi maîtrise les spécificités de chaque type de dispositif et a contribué à l'annulation de plus de 45 000 PV depuis 2016.
Réponses aux questions fréquentes
Nous contacterQu'est-ce que l'ordonnance pénale ?
L'ordonnance pénale est une procédure simplifiée permettant au juge unique de prononcer une peine sans audience publique ni débat contradictoire (art. 495 CPP). Très utilisée pour alcool, stupéfiants et excès de vitesse, vous recevez la décision par courrier et disposez de 45 jours pour faire opposition (= demander une audience publique classique).
Ordonnance pénale : dois-je l'accepter ou faire opposition ?
L'acceptation est pertinente quand la procédure est rapide, la peine clémente. Attention le retrait de points est parfois implicite. L'opposition permet un nouveau jugement avec possibilité de plaider, mais comporte le risque d'une peine plus lourde ou plus légère selon l'argumentation. Elle est souvent pertinente en présence d'un vice de procédure identifié, d'une peine inadaptée ou en l'absence de reconnaissance de culpabilité ou pour tout simplement différer l'exécution de la peine. Attention au délai: 30 jours à compter de la réception pour une ordonnance du tribunal de Police, 45 jours à compter de la réception pour une ordonnance pénale délictuelle.
Qu'est-ce que la CRPC ?
La Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité (art. 495-7 CPP) est une procédure où le procureur propose une peine au prévenu qui reconnaît les faits, hors audience publique. La peine proposée est plafonnée à la moitié de la peine encourue sans excéder 3 ans de prison, l'assistance d'un avocat est obligatoire et vous disposez de 10 jours pour réfléchir avant acceptation.
Dois-je accepter une CRPC ?
L'acceptation offre rapidité: une peine connue d'avance et pas de publicité. Le refus renvoie devant le tribunal correctionnel classique avec possibilité de plaidoyer complet mais risque inverse. Ne signez jamais une CRPC sans avoir vu le dossier pénal complet et consulter un avocat.
Comment fonctionne la comparution volontaire ?
La comparution volontaire permet de demander au parquet d'être jugé rapidement, sans attendre la convocation officielle. Elle est à l'initiative du prévenu et de son avocat et est souvent utilisée pour faire déduire une suspension administrative déjà prononcée de la peine judiciaire à venir.
Convocation au tribunal : quelles différences entre tribunal de police et correctionnel ?
Le tribunal de police juge les contraventions (4e et 5e classe). Le tribunal correctionnel juge les délits (alcool > 0,8 g/l, stupéfiants, grand excès ≥ 50 km/h, homicide routier, blessures involontaires) et peut juger les contraventions. La cour d'appel traite les appels des décisions de police et du correctionnel.
Dois-je me présenter à l'audience si j'ai un avocat ?
Pour les audiences correctionnelles (délits), votre présence est souhaitée mais non obligatoire, un mandat de représentation étant encadré. Pour le tribunal de police (contraventions), l'avocat peut représenter sans votre présence. Pour l'ordonnance pénale et la CRPC, il n'y a pas d'audience publique. Ne vous présentez jamais sans avocat ni préparation. Votre présence est nécessaire de même qu'en composition pénale.
Que se passe-t-il si je ne me présente pas à ma convocation ?
Le jugement est rendu par défaut avec une peine souvent maximale. Un mandat d'amener ou d'arrêt est possible pour les délits graves. Si vous êtes introuvable, la peine devient définitive par signification à parquet. Exemple : alcool au volant à 1,2 g/l jugé en votre absence = 4 000-6 000 € + 6 mois à 1 an de prison avec sursis + annulation du permis.
Quel est le délai de prescription d'une infraction routière ?
Les contraventions se prescrivent en 1 an. Les délits (alcool, stupéfiants, grand excès, délit de fuite) se prescrivent en 6 ans. L'homicide routier (loi 2025) se prescrit en 6 ans. Les crimes routiers, rarissimes en la matière, se prescrivent en 20 ans. Le délai court à partir du jour de l'infraction, interrompu par tout acte d'enquête ou de poursuite.
Qu'est-ce qu'une composition pénale routière ?
La composition pénale (art. 41-2 CPP) est une alternative aux poursuites proposée par le procureur : mesures (amende, stage, TIG, suspension) acceptées par le prévenu en échange de l'extinction de l'action publique. Utilisée pour alcool, excès de vitesse et outrages. L'assistance d'un avocat est fortement conseillée.
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