Avocat récupération de points : contester les retraits, éviter la 48SI
Un avocat en récupération de points vérifie, sur votre relevé d'information intégral, si chaque retrait de points est juridiquement fondé : infraction devenue définitive, information préalable délivrée, points réattribués à temps. Lorsqu'un retrait est irrégulier, il saisit le ministère de l'Intérieur ou le tribunal administratif pour obtenir la restitution des points.

Un avocat en récupération de points ne « rachète » pas des points. Il intervient lorsque votre solde baisse, lorsqu'un retrait vous paraît injustifié ou lorsque vous venez de recevoir une lettre 48SI. Son travail : obtenir votre relevé d'information intégral, contrôler la légalité de chaque retrait et contester ceux qui sont irréguliers. Un retrait annulé, ce sont des points rendus : c'est parfois ce qui sépare un permis valide d'un permis invalidé.
Cette page traite des points. Si votre permis est déjà suspendu, annulé par un juge ou invalidé, la page « Avocat récupération de permis : suspendu, annulé ou invalidé » (hello-avocat.fr/avocat-permis/avocat-recuperation-permis-annule) détaille les recours, les délais et la possibilité de conduire pendant la procédure.
Envoyez votre relevé d'information intégral ou la dernière lettre reçue (48, 48N, 48SI) : nous vous disons gratuitement, avant tout engagement, si un retrait est contestable et dans quel délai. Les délais de recours courent dès la réception des courriers.
Que fait un avocat pour la récupération de points ?
Il existe deux manières de retrouver des points. La première est automatique : le temps qui passe sans nouvelle infraction, ou un stage de sensibilisation à la sécurité routière (article L. 223-6 du code de la route). Vous n'avez besoin de personne pour cela, et nous vous dirons quand c'est la solution la plus simple. La seconde consiste à faire constater qu'un retrait n'aurait jamais dû avoir lieu. C'est là que l'avocat est utile.
- Diagnostic : lecture complète du relevé d'information intégral (RII) et des avis de contravention en cours, calcul du solde réel et des points encore en jeu dans les infractions qui ne sont pas définitives.
- Contrôle de chaque retrait : date à laquelle la réalité de l'infraction a été établie, mode de paiement, information préalable, nombre de points retirés, reconstitutions dues.
- Stratégie : contester en amont les infractions encore contestables, placer un stage au bon moment, ou attaquer les retraits irréguliers déjà inscrits.
- Recours : recours administratif auprès du ministre de l'Intérieur ou requête devant le tribunal administratif, dans les délais.
Combien de points vous reste-t-il réellement ?
Le seul document qui permet de le savoir avec certitude est le relevé d'information intégral : le titulaire du permis a droit à la communication du relevé intégral des mentions le concernant (article L. 225-3 du code de la route). Ce RII liste chaque infraction, sa date, le nombre de points retirés, la date du retrait et les reconstitutions déjà intervenues.
Le solde consulté en ligne donne un chiffre, pas une analyse. Il n'indique pas comment la réalité de chaque infraction a été établie, ni si une reconstitution aurait dû intervenir. Il ne tient pas compte non plus des avis de contravention en cours, dont les points tomberont si vous payez. Voir aussi notre page « Combien de points sur mon permis » (hello-avocat.fr/legislation-permis/combien-points-telepoints).
Vous pouvez demander, sur un site internet dédié et sécurisé, à recevoir les décisions de retrait et de reconstitution sur un compte personnel plutôt que par courrier. Attention : ces décisions sont alors réputées portées à votre connaissance dès votre première consultation ou, à défaut, quinze jours après leur mise en ligne (article R. 223-3-1). Ne pas consulter son compte ne retarde donc pas les délais.
Ce que nous vérifions sur votre relevé d'information intégral
- La date à laquelle la réalité de chaque infraction a été établie (paiement, titre exécutoire, composition pénale, condamnation définitive) : la dernière de ces dates fait courir les délais de reconstitution de six mois, deux ans et trois ans ; pour chaque contravention des quatre premières classes, elle fait courir le délai de dix ans (article L. 223-6).
- La mention qui établit la réalité de l'infraction : paiement, titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, composition pénale, condamnation.
- L'information préalable donnée lors de la constatation de chaque infraction.
- Le nombre de points retirés, au regard des plafonds légaux.
- Les reconstitutions et les stages qui auraient dû être crédités.
- Les retraits récapitulés dans une éventuelle 48SI, et les délais encore ouverts pour chacun.
Chaque retrait est contrôlé ; certains sont contestables, d'autres non. Nous vous le disons retrait par retrait.
Quand les points sont-ils réellement retirés ?
Les points sont retirés lorsque la réalité de l'infraction est établie, c'est-à-dire par le paiement d'une amende forfaitaire, l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou une condamnation définitive (article L. 223-1, quatrième alinéa, du code de la route). Ce n'est pas le jour du flash ou du contrôle. Le ministre de l'Intérieur réduit alors votre capital (article R. 223-3).
Conséquence pratique : lorsque votre solde est bas, payer une amende sans réfléchir, c'est accepter le retrait. Le contrevenant doit payer l'amende forfaitaire ou former une requête en exonération dans le délai de quarante-cinq jours ; à défaut, l'amende est majorée de plein droit (articles 529-1 et 529-2 du code de procédure pénale). Avant de payer, vérifiez votre solde et le nombre de points en jeu. Voir notre page « Contester un PV » (hello-avocat.fr/legislation-permis/contester-pv).
Combien de points peut-on perdre en une fois ?
Le permis compte au maximum douze points (article R. 223-1). Pour un délit, le retrait est égal à la moitié de ce maximum ; pour une contravention, il est au plus égal à la moitié. Lorsque plusieurs infractions sont commises simultanément, les retraits se cumulent dans la limite des deux tiers du nombre maximal de points (article L. 223-2). Un retrait qui dépasse ces plafonds est contestable.
Lettres 48, 48N, 48SI : que signifie le courrier reçu ?
- Lettre 48 : envoyée par lettre simple, elle vous informe du nombre de points retirés lorsque le retrait ne conduit pas à un solde nul (article R. 223-3). Les reconstitutions vous sont notifiées de la même manière. Gardez ces lettres : elles datent les décisions.
- Lettre 48N : en permis probatoire, un retrait d'au moins trois points est notifié par lettre recommandée avec avis de réception, qui vous oblige à suivre un stage dans un délai de quatre mois (article R. 223-4). Ne pas le suivre est puni de l'amende des contraventions de la 4e classe.
- Lettre 48SI : envoyée en recommandé lorsque le solde atteint zéro. Elle récapitule les précédents retraits ayant concouru au solde nul, prononce l'invalidation du permis et vous enjoint de le restituer au préfet du département de votre lieu de résidence dans un délai de dix jours francs à compter de sa réception (article R. 223-3).
Pour le détail de chaque courrier, voir nos pages « Courriers 48N et 48M » (hello-avocat.fr/legislation-permis/courrier-48n-48m) et « Lettre 48SI, solde à 0 point » (hello-avocat.fr/retrait-permis/courrier-lettre-48-si-0-points).
Combien de temps pour récupérer ses 12 points sans avocat ?
Deux ans sans nouvelle infraction ayant donné lieu à un retrait de points, ou trois ans si l'une des infractions est un délit ou une contravention de la 4e ou de la 5e classe (article L. 223-6 du code de la route). D'autres mécanismes s'ajoutent :
- Six mois : un retrait d'un seul point est réattribué au terme de six mois, si aucune nouvelle infraction entraînant un retrait n'a été commise dans cet intervalle.
- Deux ou trois ans : le permis retrouve le nombre maximal de points, dans les conditions ci-dessus.
- Dix ans : les points retirés pour des contraventions des quatre premières classes sont réattribués dix ans après la date à laquelle la condamnation est devenue définitive ou après le paiement de l'amende forfaitaire correspondante.
- Stage : le stage de sensibilisation à la sécurité routière dure deux jours consécutifs (article R. 223-5) et peut être suivi dans la limite d'une fois par an (article L. 223-6). Il donne droit à quatre points dans la limite du plafond du permis (article R. 223-8, II). En permis probatoire, ce plafond est de six points augmentés des majorations annuelles déjà acquises (article R. 223-1, III). Le centre transmet l'attestation au préfet dans les quinze jours ; le préfet reconstitue les points dans le mois de sa réception, avec effet au lendemain de la dernière journée de stage (article R. 223-8).
Les délais de six mois, deux ans et trois ans courent à compter du paiement de la dernière amende forfaitaire, de l'émission du titre exécutoire de la dernière amende majorée, de l'exécution de la dernière composition pénale ou de la dernière condamnation définitive. Une nouvelle infraction avec retrait de points dans l'intervalle remet le compteur à zéro. C'est pourquoi le RII est nécessaire pour calculer la date exacte. Voir aussi « Récupérer des points » (hello-avocat.fr/legislation-permis/recuperer-points) et « Stage de récupération de points » (hello-avocat.fr/legislation-permis/stage-recuperation-points).
Jeune conducteur : récupère-t-on ses points au bout de deux ans ?
Non. Pendant le délai probatoire, la règle qui rend tous les points après deux ans sans infraction ne s'applique pas (article L. 223-1, dernier alinéa, du code de la route). Le permis probatoire commence avec six points, soit la moitié du maximum. Le délai probatoire est de trois ans, ou de deux ans après un apprentissage anticipé de la conduite. Il est en outre réduit d'un an pour le titulaire d'un premier permis qui suit la formation complémentaire, et de six mois en cas d'apprentissage anticipé suivi de cette formation, à condition de ne commettre durant ce délai aucune infraction ayant donné lieu à retrait de points ou à une mesure de restriction ou de suspension du droit de conduire ; le permis est alors majoré de deux points, ou de trois après apprentissage anticipé, au terme de la première année (articles L. 223-1 et R. 223-1, II). À l'issue du délai probatoire, si une infraction a été commise pendant celui-ci, le permis retrouve ses douze points dans les conditions de l'article L. 223-6 (article R. 223-1, IV).
- Majoration annuelle : deux points au terme de chaque année du délai probatoire, trois points après un apprentissage anticipé de la conduite, à condition qu'aucune infraction ayant donné lieu à retrait de points n'ait été commise depuis le début de la période probatoire (articles L. 223-1 et R. 223-1).
- Stage obligatoire : un retrait d'au moins trois points oblige à suivre un stage dans les quatre mois (article R. 223-4). Ce stage se substitue à l'amende sanctionnant l'infraction (article L. 223-6) ; l'attestation et les pièces doivent être transmises au comptable public dans les quinze jours ouvrables pour obtenir le remboursement ou l'arrêt du recouvrement de l'amende (article R. 223-8, IV).
- Conséquence : avec six points, une seule infraction lourde peut suffire à faire tomber le solde à zéro. Un jeune conducteur a donc tout intérêt à faire vérifier une infraction contestable avant de payer.
Quels retraits de points un avocat peut-il contester ?
Chaque retrait est une décision administrative du ministre de l'Intérieur. Elle peut être annulée si les règles légales n'ont pas été respectées. Voici les irrégularités que nous recherchons en priorité.
- Défaut d'information préalable : lors de la constatation, l'auteur de l'infraction doit être informé qu'il encourt un retrait de points et de l'existence d'un traitement automatisé (articles L. 223-3 et R. 223-3). Lorsque le dossier ne permet pas d'établir que cette information a été donnée, le retrait peut être annulé. Attention : pour une infraction relevée par radar dont l'amende a été payée, le juge présume que l'information a été reçue avec l'avis de contravention, sauf si vous produisez un avis inexact ou incomplet (TA Nancy, 29 juillet 2015, n° 1403422). Ce moyen joue surtout pour les amendes majorées non payées et les procès-verbaux non signés.
- Réalité de l'infraction non établie : le retrait doit reposer sur l'un des quatre faits prévus par l'article L. 223-1 (paiement, titre exécutoire de l'amende majorée, composition pénale exécutée, condamnation définitive).
- Retrait supérieur aux plafonds de l'article L. 223-2.
- Reconstitution non appliquée : délai de six mois, deux ans, trois ans ou dix ans écoulé, ou stage non crédité.
- Relaxe, classement ou exonération non pris en compte dans le fichier.
Exemple jugé : un conducteur contestait un retrait de trois points pour arrêt ou stationnement dangereux. Le tribunal a relevé que la mention « AM » sur le relevé intégral justifie seulement de l'émission du titre exécutoire, et non du paiement de l'amende majorée, et que le ministère ne produisait ni procès-verbal ni titre exécutoire comportant l'information préalable. Le retrait et le refus de restituer les points ont été annulés (TA Lille, 13 mai 2025, n° 2305896). Chaque dossier est différent et aucun résultat ne peut être promis.
Contester en amont, avant que le retrait ne devienne réel
La défense de vos points se joue souvent avant le retrait. Une requête en exonération auprès du service indiqué sur l'avis de contravention, transmise au ministère public, une réclamation contre une amende majorée ou une défense devant le tribunal de police empêchent le paiement qui rendrait le retrait effectif. C'est aussi ce qui laisse le temps de faire un stage pendant que le permis est encore valide.
C'est aussi à ce stade que se discute une infraction commise par une autre personne (véhicule prêté, véhicule de société, usurpation de plaque) : elle se conteste devant l'officier du ministère public, par une requête en exonération formée dans les quarante-cinq jours, avant tout paiement. Une fois la réalité de l'infraction établie, le juge administratif ne peut plus examiner qui conduisait : le moyen tiré de ce que le titulaire du permis n'est pas le véritable auteur de l'infraction est inopérant (TA Nancy, 29 juillet 2015, n° 1403422).
Recours BNDC, ministère de l'Intérieur ou tribunal administratif : quelle voie ?
Un retrait déjà inscrit se conteste soit par un recours administratif adressé au ministre de l'Intérieur, dont le bureau national des droits à conduire (BNDC) gère les dossiers de points, soit par une requête devant le tribunal administratif, dans les deux mois de la notification de la décision (article R. 421-1 du code de justice administrative). Le recours administratif n'est pas un préalable obligatoire.
- Recours administratif : formé dans le délai de recours contentieux, il interrompt ce délai (article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration). Il permet d'obtenir la restitution des points sans procès lorsque l'irrégularité est évidente : stage non crédité, reconstitution oubliée, erreur matérielle. Le cabinet utilise la procédure de recours en ligne prévue par l'administration, avec les pièces justificatives.
- Silence de l'administration : lorsque le silence gardé vaut rejet, un nouveau délai de deux mois court à compter de la naissance de la décision implicite de rejet (article R. 421-2 du code de justice administrative).
- Tribunal administratif : il est saisi par une requête écrite. Vous n'avez pas à vous déplacer, et le cabinet intervient devant les tribunaux administratifs de toute la France.
Le choix dépend des délais encore ouverts pour chaque retrait : faites-les vérifier avant toute démarche, car un recours administratif formé trop tard ne rouvre pas le délai.
Un retrait de points ancien peut-il encore être contesté ?
Pas indéfiniment. Le Conseil d'État juge que, même sans notification régulière, une décision ne peut plus être contestée au-delà d'un délai raisonnable, qui ne saurait en règle générale, et sauf circonstances particulières, excéder un an à compter de la notification de la décision ou de la date à laquelle il est établi que l'intéressé en a eu connaissance. Dans cette affaire, le conducteur avait restitué son permis en décembre 2009 après une 48SI qui récapitulait des retraits de 2007 à 2009 : il était réputé les connaître à cette date, et son recours introduit plus de sept ans plus tard était tardif. Le Conseil d'État ajoute, pour une seconde 48SI présentée au domicile du conducteur en décembre 2016, que ce document est présumé, sauf preuve contraire, comporter la mention des voies et délais de recours, de sorte que le délai de deux mois avait couru, et qu'un recours gracieux formé après l'expiration de ce délai ne le rouvre pas. Le jugement qui avait annulé les retraits a été cassé et l'affaire renvoyée au tribunal (CE, 19 février 2021, n° 435729).
À l'inverse, un retrait dont vous n'avez jamais eu connaissance, ou une reconstitution qui n'a pas été appliquée, peut encore être discuté. Seule une lecture du RII, retrait par retrait, permet de savoir ce qui reste contestable.
Permis à zéro point ou 48SI reçue : que peut-on encore faire pour ses points ?
Deux leviers existent, et leur calendrier est décisif. Le premier est le stage : il compte encore si la décision d'invalidation ne vous a pas été régulièrement notifiée avant son dernier jour. Le tribunal administratif de Montreuil rappelle que le préfet est tenu de refuser les points d'un stage lorsque le conducteur a reçu, avant le dernier jour du stage, la notification régulière de la décision constatant la perte de validité de son permis. Dans cette affaire, la lettre recommandée « avisée et non réclamée » a été réputée notifiée à la date de l'avis de passage du facteur, et le stage suivi près d'un an plus tard n'a rapporté aucun point (TA Montreuil, 2 octobre 2025, n° 2412206). Ne pas aller chercher le courrier ne fait pas gagner de temps.
Le second levier est la contestation des retraits récapitulés dans la 48SI, dans le délai de recours. Si l'annulation d'un ou plusieurs retraits suffit à rendre le solde de nouveau positif, la décision d'invalidation perd son fondement. Pour tout ce qui concerne le permis lui-même (restitution en préfecture, référé-suspension, interdiction de conduire pendant le recours, nouveau permis), voir notre page « Avocat récupération de permis » (hello-avocat.fr/avocat-permis/avocat-recuperation-permis-annule).
Vous avez reçu une 48SI ou votre solde est à zéro ? Envoyez-nous la lettre et votre relevé d'information intégral : nous vous indiquons gratuitement quels retraits sont contestables et dans quel délai.
Chauffeurs, ambulanciers, commerciaux : pourquoi agir avant la 48SI ?
Pour un chauffeur VTC ou de taxi, un ambulancier, un transporteur ou un commercial, perdre son permis, c'est perdre son travail. Chaque délai compte : quarante-cinq jours pour contester un avis de contravention, quatre mois pour le stage obligatoire en permis probatoire, deux mois pour saisir le tribunal administratif. Contactez le cabinet dès que votre solde devient bas, pas seulement à la réception de la 48SI : c'est à ce stade que les solutions sont les plus nombreuses.
Quels documents réunir ?
- Les lettres reçues (48, 48N, 48SI) et, pour une lettre recommandée, l'enveloppe et l'avis de passage, qui datent la notification.
- Votre relevé d'information intégral, si vous l'avez déjà ; à défaut, nous vous indiquons comment l'obtenir.
- Les avis de contravention en cours et ceux des infractions passées.
- Les justificatifs de paiement des amendes, ou la preuve d'une requête en exonération.
- Les attestations de stage de sensibilisation à la sécurité routière.
- Tout jugement, relaxe ou classement concernant une infraction inscrite.
Les erreurs qui coûtent le plus de points
- Payer une amende avec un solde bas sans avoir vérifié si l'infraction était contestable.
- Laisser passer le délai de quarante-cinq jours, puis celui de deux mois contre une décision notifiée.
- Se fier au seul solde en ligne sans lire le relevé d'information intégral.
- Faire un stage trop tard, après la notification de la 48SI, ou deux fois dans la même année.
- Ne pas retirer une lettre recommandée en pensant retarder la décision.
- Conduire après la 48SI : c'est un délit, détaillé sur notre page consacrée à la récupération du permis.
Combien coûte un avocat pour la récupération de points ?
Le cabinet travaille au forfait : le montant est fixé par écrit dans la convention d'honoraires avant tout engagement, et il peut être complété par un honoraire de résultat. L'étude préalable de votre RII est gratuite. Si l'étude ne révèle aucun moyen sérieux, nous vous le disons et nous ne vous proposons pas de mandat ; nous vous indiquons alors la solution la plus simple, comme un stage au bon moment. Aucun avocat ne peut garantir un résultat.
Comment se déroule la récupération de points avec le cabinet ?
- Vous nous transmettez les courriers reçus et, si vous l'avez, votre RII.
- Nous analysons gratuitement chaque retrait et calculons votre solde réel et les dates de reconstitution.
- Nous vous proposons une stratégie et un devis écrit : contestation en amont, stage, recours administratif ou tribunal administratif.
- Nous engageons les recours dans les délais et vous tenons informé à chaque étape, jusqu'à la mise à jour de votre dossier de points.
Envoyez votre relevé d'information intégral ou votre dernière lettre 48 : première analyse gratuite, et une réponse claire sur ce qui est contestable avant tout engagement.
Pour aller plus loin
- Avocat récupération de permis (suspendu, annulé, invalidé)
- Avocat récupération de permis, juridictions compétentes ville par ville
- Relevé d'information intégral
- Délais de perte de points
- Récupérer des points
- Stage de récupération de points
- Courriers 48N et 48M
- Lettre 48SI, solde à 0 point
- Invalidation du permis
Textes et décisions de référence
- Code de la route : articles L. 223-1, L. 223-2, L. 223-3, L. 223-6, L. 225-3, R. 223-1, R. 223-3, R. 223-3-1, R. 223-4, R. 223-5 et R. 223-8.
- Code de procédure pénale : articles 529-1 et 529-2.
- Code de justice administrative : articles R. 421-1 et R. 421-2.
- Code des relations entre le public et l'administration : article L. 411-2.
- CE, 19 février 2021, n° 435729 ; TA Nancy, 29 juillet 2015, n° 1403422 ; TA Lille, 13 mai 2025, n° 2305896 ; TA Montreuil, 2 octobre 2025, n° 2412206.
Article rédigé par Maître Yohan Dehan et Maître Allan Schinazi, avocats au Barreau de Paris, cabinet Dehan & Schinazi. Textes et décisions vérifiés dans leur version en vigueur au 13 octobre 2026. Les informations de cette page sont générales : chaque dossier appelle une analyse particulière, et aucun résultat ne peut être garanti.
- Maître Yohan DehanAvocat au Barreau de Paris
- Maître Allan SchinaziAvocat au Barreau de Paris
Réponses aux questions fréquentes
Nous contacterUn avocat peut-il vraiment faire récupérer des points ?
Oui, lorsque des retraits sont irréguliers : information préalable non établie, réalité de l'infraction non prouvée, retrait au-delà des plafonds légaux, reconstitution ou stage non crédités. L'annulation d'un retrait par le ministère ou le tribunal administratif rend les points correspondants. En revanche, aucun avocat ne peut faire rendre des points retirés régulièrement.
Combien de points récupère-t-on avec un stage ?
Quatre points, dans la limite du plafond du permis, et un seul stage par an (articles L. 223-6 et R. 223-8 du code de la route). Le préfet reconstitue les points dans le mois qui suit la réception de l'attestation, avec effet au lendemain de la dernière journée de stage.
Combien de temps pour retrouver ses 12 points ?
Deux ans sans nouvelle infraction entraînant un retrait de points, trois ans si l'une des infractions est un délit ou une contravention de 4e ou 5e classe (article L. 223-6 du code de la route). Le délai court à compter du paiement de la dernière amende, de l'émission du dernier titre exécutoire, de l'exécution de la dernière composition pénale ou de la dernière condamnation définitive.
Quand les points sont-ils réellement retirés ?
Lorsque la réalité de l'infraction est établie : paiement de l'amende forfaitaire, émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, exécution d'une composition pénale ou condamnation définitive (article L. 223-1 du code de la route). Ce n'est pas la date de l'infraction.
Un jeune conducteur récupère-t-il ses points au bout de 2 ans ?
Non. Pendant le délai probatoire, la reconstitution de tous les points après deux ans sans infraction ne s'applique pas (article L. 223-1 du code de la route). Le permis progresse par majorations annuelles de deux points, trois après un apprentissage anticipé de la conduite, à condition de ne commettre aucune infraction avec retrait de points. À l'issue du délai probatoire, si une infraction a été commise pendant celui-ci, le permis retrouve ses douze points dans les conditions de l'article L. 223-6 : deux ou trois ans sans nouvelle infraction avec retrait de points (article R. 223-1, IV).
Faut-il payer l'amende quand on n'a plus beaucoup de points ?
Pas sans réfléchir. Le paiement de l'amende forfaitaire établit la réalité de l'infraction et entraîne le retrait des points. Si votre solde est bas, faites vérifier si l'infraction est contestable avant l'expiration du délai de quarante-cinq jours (article 529-2 du code de procédure pénale).
Les points sont-ils retirés pendant la contestation d'une infraction ?
Non tant que la réalité de l'infraction n'est pas établie. Une requête en exonération formée dans le délai évite le paiement et la majoration ; les points ne seront retirés que si l'infraction est ensuite établie, par exemple par une condamnation devenue définitive (article L. 223-1 du code de la route).
Un retrait de points ancien peut-il encore être contesté ?
Pas indéfiniment. Le Conseil d'État retient qu'au-delà d'un délai raisonnable, en principe un an à compter de la notification de la décision ou, à défaut, de la date à laquelle il est établi que le conducteur en a eu connaissance, sauf circonstances particulières, le recours est tardif ; la restitution du permis après une 48SI vaut connaissance des retraits qu'elle récapitule (CE, 19 février 2021, n° 435729). Un retrait jamais porté à votre connaissance ou une reconstitution oubliée peuvent en revanche encore être discutés.
Peut-on faire un stage avec un permis à 0 point ?
Oui, si la décision d'invalidation (48SI) ne vous a pas été régulièrement notifiée avant le dernier jour du stage. Si elle l'a été, le préfet est tenu de refuser les points du stage, y compris lorsque la lettre recommandée a été « avisée et non réclamée » (TA Montreuil, 2 octobre 2025, n° 2412206).
Comment savoir si mon retrait de points est contestable ?
Il faut lire votre relevé d'information intégral, auquel vous avez droit (article L. 225-3 du code de la route), et comparer chaque retrait avec les règles légales : réalité de l'infraction, information préalable, nombre de points, reconstitutions dues, délais encore ouverts. C'est l'objet de l'étude gratuite proposée par le cabinet.
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