Avocat récupération de permis — Reims
Vous habitez Reims et votre permis est suspendu, annulé ou invalidé par une lettre 48SI ? Les recours ne se jouent pas à Reims même : la suspension administrative relève du préfet de la Marne, dont le siège est à Châlons-en-Champagne, et la contestation de l'invalidation se forme devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, dans un délai de deux mois. Le cabinet Dehan & Schinazi, installé à Paris, traite ces dossiers à distance.
Juridictions compétentes pour Reims
- Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne
- Cour administrative d'appel de Nancy
- Préfecture : Châlons-en-Champagne
Cabinet installé à Paris : traitement du dossier à distance et présence devant ces juridictions. Pas de bureau à Reims.
La réponse en bref pour un conducteur rémois
Un Rémois qui perd son permis est confronté à une particularité : Reims n'est pas le chef-lieu du département. Les décisions préfectorales et le contentieux administratif se traitent donc à Châlons-en-Champagne, siège de la préfecture de la Marne. Trois situations doivent être distinguées : la suspension prononcée par le préfet après une rétention, l'invalidation pour solde de points nul (lettre 48SI) et la sanction pénale (ordonnance pénale, jugement). Chacune obéit à ses propres délais, et le premier réflexe consiste à identifier précisément la décision reçue et sa date de notification.
Où se jouent les recours quand on habite Reims
La préfecture de la Marne : suspension administrative et restitution
Après une rétention du permis (contrôle d'alcoolémie positif, usage de stupéfiants, excès de vitesse de 40 km/h ou plus constaté par interception, notamment), le représentant de l'État dans le département dispose de soixante-douze heures, ou de cent vingt heures lorsque des vérifications d'alcoolémie ou de stupéfiants ont été réalisées, pour prononcer la suspension (article L224-2 du Code de la route). À défaut de décision dans ce délai, le permis est remis à la disposition de l'intéressé. La suspension ne peut excéder six mois ; cette durée peut être portée à un an, notamment en cas d'accident ayant causé un dommage corporel ou la mort, de conduite sous l'empire d'un état alcoolique ou après usage de stupéfiants, ou de refus de se soumettre aux vérifications.
Saisi ensuite du procès-verbal, le préfet du département où l'infraction a été commise peut prononcer une suspension provisoire (article L224-7 du Code de la route). Une infraction relevée à Reims ou ailleurs dans la Marne relève ainsi du préfet de la Marne ; une infraction commise dans l'Aisne ou les Ardennes voisines relève du préfet de ce département. C'est aussi auprès de la préfecture que se prépare la restitution du permis à l'issue de la mesure : lorsque la suspension atteint ou dépasse six mois, un avis médical délivré par un médecin agréé ou par la commission médicale, après examen psychotechnique, doit être produit (articles R224-21 et R224-22 du Code de la route).
Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne : 48SI et référé-suspension
Lorsque le solde de points devient nul, le permis perd sa validité (article L223-1 du Code de la route). Le ministre de l'Intérieur notifie l'invalidation par lettre recommandée, récapitule les retraits ayant conduit au solde nul et enjoint de restituer le permis au préfet du lieu de résidence dans un délai de dix jours francs à compter de sa réception (article R223-3 du Code de la route). Pour un conducteur domicilié à Reims, la contestation se porte devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, dans le ressort duquel se trouve la Marne. Le délai est de deux mois à compter de la notification de la décision (article R421-1 du Code de justice administrative). En appel, l'affaire relève de la cour administrative d'appel de Nancy.
Une requête en annulation peut être accompagnée d'une demande de référé-suspension. Le juge des référés peut suspendre l'exécution de la décision lorsque l'urgence le justifie et qu'un moyen crée un doute sérieux quant à sa légalité (article L521-1 du Code de justice administrative). L'urgence s'apprécie concrètement : un chauffeur, un commercial qui sillonne la Champagne ou un salarié travaillant de nuit sur un site mal desservi par les transports n'est pas dans la même situation qu'un conducteur occasionnel. Aucune issue ne peut être garantie : tout dépend des pièces et de la régularité des retraits.
Le tribunal judiciaire : ordonnance pénale et opposition
Si la perte du permis résulte d'une sanction pénale, la voie de recours est judiciaire. En matière délictuelle, le prévenu dispose de quarante-cinq jours à compter de la notification pour former opposition à l'ordonnance pénale, ce qui permet un débat contradictoire devant le tribunal correctionnel (article 495-3 du Code de procédure pénale). En matière contraventionnelle, le délai d'opposition est de trente jours à compter de la date d'envoi de la lettre ou de la date à laquelle le procureur de la République a porté l'ordonnance à la connaissance du prévenu (article 527 du Code de procédure pénale). La juridiction compétente dépend en principe du lieu de l'infraction : il faut la vérifier sur la décision reçue. Un jugement de relaxe, une ordonnance de non-lieu ou l'absence de mesure restrictive du droit de conduire effectivement prononcée par la juridiction rendent non avenues la rétention et la suspension préfectorale (article L224-9 du Code de la route).
Le ministère de l'Intérieur : le recours gracieux
L'invalidation étant prise par le ministre de l'Intérieur, un recours gracieux peut lui être adressé, par exemple lorsqu'un retrait de points apparaît irrégulier ou qu'un stage n'a pas été pris en compte. Ce recours ne dispense pas de surveiller le délai de saisine du tribunal administratif : en pratique, la stratégie s'arrête au vu du relevé intégral d'information et de la date de notification de la lettre 48SI.
Les étapes et les délais à ne pas laisser filer
- Lettre 48SI : restitution du permis au préfet dans les dix jours francs suivant sa réception (article R223-3 du Code de la route) ; recours devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne dans les deux mois (article R421-1 du Code de justice administrative).
- Après invalidation : pas de nouveau permis avant six mois à compter de la remise du titre, un an en cas de nouvelle invalidation dans les cinq ans, sous réserve d'une aptitude médicale et psychotechnique (article L223-5 du Code de la route).
- Conduire malgré une suspension ou une annulation notifiée expose à deux ans d'emprisonnement et 4 500 euros d'amende (article L224-16 du Code de la route) ; les mêmes peines s'appliquent à celui qui conduit malgré l'injonction de remettre son permis invalidé (article L223-5 du Code de la route).
Récupérer des points avant d'en arriver là
Tant que le solde n'est pas nul, des points peuvent être reconstitués. Le stage de sensibilisation à la sécurité routière, possible une fois par an, donne droit à quatre points dans la limite du plafond du permis ; la reconstitution prend effet le lendemain de la dernière journée de stage (article L223-6 et article R223-8 du Code de la route). Le préfet du département du lieu du stage procède à la reconstitution : un Rémois qui suit son stage dans la Marne verra donc son attestation transmise à la préfecture de la Marne.
Sans nouvelle infraction, le permis retrouve son capital maximal au terme d'un délai de deux ans, porté à trois ans si l'une des infractions est un délit ou une contravention de quatrième ou cinquième classe ; un point retiré isolément est réattribué au bout de six mois (article L223-6 du Code de la route). Pendant le délai probatoire, la reconstitution intégrale au terme de deux ans ne s'applique pas (article L223-1 du Code de la route). Le calendrier exact se vérifie sur le relevé intégral d'information, et le choix entre stage, attente ou contestation d'une infraction se décide au cas par cas.
Comment le cabinet intervient pour un conducteur de Reims
Le cabinet Dehan & Schinazi n'a pas de bureau à Reims ni dans la Marne. Ses avocats sont installés à Paris et inscrits au Barreau de Paris. Pour un dossier rémois, tout se fait à distance : vous transmettez en ligne la décision reçue, le relevé intégral d'information, les avis de contravention et vos justificatifs professionnels ; un premier échange a lieu par téléphone ou par visioconférence ; le cabinet analyse les retraits, chiffre les délais et vous indique la voie la plus adaptée.
Lorsque la procédure l'exige, l'avocat rédige et dépose la requête devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, y plaide lors de l'audience de référé, puis suit l'éventuel appel devant la cour administrative d'appel de Nancy. Pour le volet pénal, il forme l'opposition dans le délai et se présente devant la juridiction compétente.
Pour aller plus loin
- Maître Yohan DehanAvocat au Barreau de Paris
- Maître Allan SchinaziAvocat au Barreau de Paris
Questions fréquentes — Reims
J'habite Reims : quel tribunal administratif saisir contre ma lettre 48SI ?
Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, dont le ressort comprend la Marne. La requête doit être formée dans les deux mois de la notification de la décision (article R421-1 du Code de justice administrative). L'appel relève de la cour administrative d'appel de Nancy.
Ma suspension a été décidée par la préfecture de Châlons-en-Champagne alors que je vis à Reims : est-ce normal ?
Oui. Reims n'est pas le chef-lieu de la Marne : c'est le représentant de l'État dans le département, dont le siège est à Châlons-en-Champagne, qui prononce la suspension (articles L224-2 et L224-7 du Code de la route). Si l'infraction a été commise dans un autre département, c'est le préfet de ce département qui est compétent pour la suspension provisoire.
Dois-je me rendre à Châlons-en-Champagne ou à Paris pour être défendu ?
Non. Le cabinet est installé à Paris et n'a pas de bureau à Reims ; les pièces sont transmises en ligne et les échanges ont lieu par téléphone ou visioconférence. L'avocat se présente lui-même devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne ou la juridiction pénale compétente lorsque l'audience l'exige.
Le référé-suspension me permet-il de reprendre le volant rapidement ?
Le juge des référés peut suspendre la décision si l'urgence le justifie et si un moyen crée un doute sérieux sur sa légalité (article L521-1 du Code de justice administrative). Ces conditions s'apprécient au cas par cas, au vu de votre situation personnelle et professionnelle : aucune issue ne peut être promise.
Un stage de récupération de points suivi dans la Marne compte-t-il si mon solde est déjà à zéro ?
Non. Le stage permet de récupérer quatre points dans la limite du plafond, avec effet le lendemain de la dernière journée (article R223-8 du Code de la route), mais il doit être suivi avant que le solde ne devienne nul : une fois le permis invalidé (article L223-1 du Code de la route), seules restent ouvertes la contestation de l'invalidation et l'obtention d'un nouveau permis à l'expiration du délai légal (article L223-5 du Code de la route).
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